Séminaristes |
Séminaristes pour cadeau de Noël ?
Retrouvez le Père Noël sur la Boutique Bresil
Voir egalement :
Le bonheur de julien dans le rouge et le noir ? ken pensez vous ? le point de vue de l'auteur par rapport au facteur spatio temporel merci .
Bonheur ? Voyons cela...
L'idée du personnage de Julien Sorel a été fournie à Stendhal par un fait divers publié en 1827 dans la Gazette des tribunaux et concernant un séminariste assassin du nom d'Antoine Berthet, lequel avait tiré sur une Mme Michoud qui avait été sa bienfaitrice. Stendhal a toujours eu un faible pour les histoire criminelles, et celle-ci l'intéressait particulièrement du fait que Berthet lui semblait réunir les conditions qui concourent à former un grand caractère; il était jeune et pauvre, instruit, ambitieux et malheureux. Bonaparte avait justement la pauvreté, l'éducation et l'ambition. Mais Julien Sorel est finalement une image de Stendhal lui-même, qui a utilisé plus d'un souvenir et s'est rappelé ses aspirations et ses haines de jeune homme. " Vu que Julien est un coquin et que c'est mon portrait on se brouille avec moi ", écrit-il en 1831 . Il ne croyait évidemment pas que Julien fût un coquin. C'était un enfant du siècle. [?] Sa conduite s'explique par un désaccord entre sa nature véritable et les conditions mesquines de la réussite sociale. Aussi le voit-on parfois tendre et impulsif, parfois calculateur et hypocrite. C'est, dit Stendhal, "l'homme malheureux en guerre avec la société". [...] Son crime est follement romantique; Julien sacrifie sa réussite à la colère d'un moment. On n'a pas manqué de remarquer en effet que Julien est maître de la situation chez les La Mole quand il part précipitamment pour Verrières afin de tuer Mme de Rénal. Sans doute, mais c'est un jeune homme chez lequel la passion l'emporte souvent sur le calcul, et chez lequel aussi la décision et l'exécution se confondent. Mme de Rênal vient de commettre un acte impardonnable contre leur grand amour d'autrefois. Il ne s'agit pas de raisonner. Julien se trouve d'ailleurs à ce moment dans un état second. Il n'est plus du tout maître de soi. De toute façon, Julien Sorel n'a jamais été un vulgaire hypocrite: il a adopté l'hypocrisie parce qu'il la voyait conduire le monde, elle était " son moyen ordinaire de salut ", elle n'était pas son naturel qui souvent revenait au galop. D'ailleurs Julien, à la différence de Tartuffe cherchait moins les profits matériels que les satisfactions d'orgueil. Mais, dans sa prison, il ne croit plus à rien, si ce n'est à l'amour de Mme de Rénal. Comme il n'a plus d'avenir, il est guéri de l'ambition. Il accepte de vivre dans le présent et, malgré les circonstances, parvient à en jouir...
Full text of "La tradition au pays basque"
See other formats
Full text of "Proceedings"
See other formats
Tag :

